Comment devenir chauffeur de bus ?

Les transports en commun tels que le bus, le tramway et le métro font partie de notre vie de tous les jours. Nous les utilisons pour nous rendre au travail, à l’école ou pour faire des courses. Au volant de son véhicule, le chauffeur de bus assure les dessertes interurbaines et régionales selon un parcours tracé à l’avance. Ce métier indispensable à nos déplacements quotidiens est accessible aussi bien aux hommes qu’aux femmes sans exiger de diplôme universitaire. Découvrez ci-après toutes les informations nécessaires pour devenir chauffeur de bus : qualités demandées, rôle, études, salaire, contraintes et évolution.

Zoom sur le métier de chauffeur de bus

Le conducteur de bus transporte des passagers d’un endroit à un autre en toute sécurité et en suivant un horaire précis. C’est une profession qui demande du temps et de l’investissement, car il peut travailler aussi bien en semaine, la nuit, les week-ends et les jours fériés.

Les responsabilités d’un chauffeur de bus

Pour connaître les différentes missions d’un chauffeur de bus, prenons l’exemple d’une journée type. Dès son arrivée au dépôt, il inspecte l’état de son véhicule (pression des pneus, fuite d’huile, surchauffe des freins…), récupère la feuille de route et rejoint la tête de ligne de son itinéraire. Il conduit en respectant le code de la route ainsi que les normes de sécurité et les règlements liés au transport des personnes.

Tout le long du trajet, il accueille et dépose les passagers à chaque station selon les horaires prévus, leur communique – ainsi qu’au poste central – les retards éventuels ou encore perçoit les frais de transport. Il s’assure également que le voyage se déroule confortablement et sans accroc, aidant les personnes en mobilité réduite à embarquer ou en prévenant les usagers récalcitrants. Selon les compagnies de bus, il peut aussi se charger de la manutention des bagages.

Dans quels secteurs d’activités les conducteurs de bus peuvent-ils intervenir ?

Le chauffeur de bus travaille essentiellement en milieu urbain. Il peut être un salarié dans de grandes entreprises publiques comme la RATP ou dans des sociétés privées. Il est également demandé dans le secteur du ramassage scolaire, qui consiste à prendre les élèves près de leur domicile et à les déposer à leur école. Il effectue le trajet inverse l’après-midi à la sortie des cours. Notez que certaines compagnies de bus sont spécialisées dans le transport interurbain ou régional en desservant les agglomérations avoisinantes.

Les formations et les qualités requises pour être chauffeur de bus

Vous pensez que le métier de chauffeur de bus est fait pour vous ? Voici les qualités requises et les formations disponibles afin d’entrer dans cette profession.

Bien plus qu’un permis D

La conduite d’un autobus ne requiert aucun diplôme universitaire. Elle est toutefois soumise à quelques conditions. En effet, le chauffeur de bus doit :

  • avoir au moins 21 ans

  • avoir une bonne santé, notamment visuelle et auditive

  • avoir un permis B et D valide

  • suivre la FIMO (Formation Initiale Minimale Obligatoire) de 140 heures réparties sur 4 semaines. Elle est disponible dans certains centres de formation régionaux accrédités. Celle-ci permet d’obtenir une qualification professionnelle de conducteur routier. Il doit également passer une FCO (Formation Continue Obligatoire) tous les 5 ans afin d’actualiser ses connaissances

  • détenir un certificat de sauveteur secouriste du travail (SST) ou une attestation de formation aux premiers secours (AFPS) ou une attestation de prévention et secours civique (PSC1)

Vous pouvez être dispensé de la FIMO si vous possédez :

  • un CAP (certificat d’aptitude professionnelle) d’Agent d’Accueil et de Conduite Routière de Transport de Voyageurs

  • un titre professionnel ACCTRUV (Agent Commercial de Conduite ou Transport Routier Urbain de Voyageurs)

Le comportement d’un bon conducteur de bus

Un bon chauffeur de bus doit faire preuve des qualités suivantes :

  • être ponctuel ;

  • rester concentrer et vigilant lors de la conduite ;

  • avoir de la rigueur et du professionnalisme ;

  • avoir le sens des responsabilités vis-à-vis des usagers, car il doit les acheminer d’un point à un autre sains et saufs ;

  • garder son sang froid selon les situations : accidents, embouteillages, tensions parmi les voyageurs…

  • rester courtois en toutes circonstances ;

  • avoir une belle présentation et une bonne hygiène ;

  • entretenir une bonne forme physique et mentale pour supporter la pression, la fatigue et les horaires décalés ;

  • disposer de bonnes connaissances en mécanique afin de résoudre une panne en cours de route et de signaler toute anomalie au personnel technique ;

  • connaître une ou deux langues étrangères pour renseigner les voyageurs étrangers.

La consommation d’alcool et de stupéfiants pendant le service est évidemment interdite. Un tel comportement expose le chauffeur de bus à un licenciement, une suspension du permis de conduire ainsi qu’à une amende et à une peine d’emprisonnement.

Rémunération et évolution du métier de chauffeur de bus

Dans cette profession, le salaire et les débouchés évoluent selon l’expérience. Le chauffeur de bus peut se reconvertir en chauffeur d’autocar, chauffeur de maître, contrôleur, chef de ligne, inspecteur ou rester dans le domaine des transports en commun en devenant chauffeur de métro ou chauffeur de taxi.

Le salaire moyen d’un chauffeur de bus

Un conducteur de bus débutant est rémunéré aux environs du SMIC. Son salaire évolue selon l’ancienneté, les primes pour la conduite de nuit, le week-end et les jours fériés. Le salaire varie de 1600 € à plus de 4000 € par mois. Le salaire annuel moyen est 30 000 €.

Un secteur fortement dynamique

Avec un secteur sans cesse en mouvement, les campagnes de recrutement des chauffeurs de bus se multiplient. Les compagnies de bus bénéficient d’un marché florissant, car la demande est permanente. Les transports en commun sont prisés par les usagers pour de nombreuses raisons : ils permettent de faire des économies (pas de frais de carburant ou de péage), de gagner du temps pendant les heures de pointe ou encore de se détendre tout le long du trajet. Autre avantage, l’impact écologique du bus est limité par rapport à la voiture puisqu’il émet 7 fois moins de gaz à effet de serre.

Martin P.

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