Fauconnier : un métier en voie de disparition

La fauconnerie est un peu métier peu commun, pour ne pas dire en voie de disparition. Toutefois, elle peut constituer une vocation pour les personnes désirant vivre de leur passion pour les oiseaux – plus précisément les rapaces. Si vous vous sentez l’âme d’un fauconnier, découvrez dans cet article toutes les informations utiles concernant cette activité de plein air également assimilée un art à part entière.

Gros plan sur le métier de fauconnier

À l’origine, le mot « fauconnier » désignait la personne en charge du dressage des faucons – d’où le nom. Au fil du temps, les compétences de ce dresseur se sont étendues aux oiseaux de proie tels que les aigles, les buses, les éperviers, les vautours et les chouettes.

Les missions d’un fauconnier

Le fauconnier est un professionnel qui accomplit des missions très précises comme la sélection des oiseaux de proie qu’il doit dresser. Il s’assure qu’ils reçoivent en permanence un bon traitement.

Le fauconnier veille aussi à ce que les oiseaux effectuent des vols tous les jours. En effet, un rapace qui a l’habitude de voler a plus de chances de voir ses muscles se développer – ce qui le rend plus apte pour la chasse.

Le fauconnier se charge aussi de détecter d’éventuels problèmes de santé chez les oiseaux sous sa garde et de prévenir le vétérinaire en cas d’anomalies. Non des moindres, le fauconnier doit se rendre disponible pour les programmes de reproduction des rapaces.

Pour mener à bien toutes ces missions, cet expert en dressage des oiseaux de proie doit être en mesure de construite une relation de confiance avec l’animal. C’est seulement sous cette condition qu’il peut, par exemple, présenter ses protégés au public dans le cadre de spectacles et de démonstrations ludiques ou médiévales.

Les qualités requises pour être un fauconnier

Pour devenir un bon fauconnier, une formation dans ce domaine n’est pas toujours suffisante. Pourquoi ? Parce que c’est un métier qui est avant tout guidé par la passion. Il requiert de la persévérance et de la patience.

Prenons l’exemple de l’affaitage, qui est l’art de dresser les oiseaux de proie. Cette mission demande de longues heures de travail. Il faut être déterminé et aimer ces animaux pour parvenir à gagner leur confiance. Outre la patience, le dressage nécessite de la dextérité, car les gestes doivent être précis et effectués avec précaution.

Vous l’aurez compris, la fauconnerie est une activité qui demande de l’implication. De ce fait, un bon fauconnier doit aussi faire preuve de rigueur et d’une grande qualité de concentration. Il est indispensable de rester à l’affût en travaillant avec des espèces sauvages, parce qu’ils peuvent se montrer imprévisibles et occasionner des blessures au cours du dressage.

Quelles formations pour devenir fauconnier ?

Jusqu’à présent, il n’existe aucune formation ni qualification officielles qui permettent d’acquérir le statut de fauconnier professionnel. Pour vous apprendre les rudiments de ce métier surprenant – voire devenir expert –, l’idéal est d’approcher un maître fauconnier.

Acquérir des compétences auprès des maîtres fauconniers

Pour devenir fauconnier professionnel, la première option qui s’offre à vous est de vous rapprocher d’un maître fauconnier. Vous pouvez approcher ce dresseur aguerri dans une fauconnerie ou sur les lieux de spectacles afin d’acquérir à ses côtés des connaissances et un savoir-faire dans ce domaine.

Notez que la préfecture peut aussi délivrer un certificat de capacité pour l’entretien d’espèces non domestique. Ce précieux sésame, conjugué à un stage auprès d’un maître-fauconnier, constitue un plus pour une embauche en tant que fauconnier.

Une formation auprès de l’armée de l’air

Une formation auprès de l’armée de l’air est la deuxième option pour devenir fauconnier professionnel. Elle est idéale si vous venez tout juste de décrocher le BAC et recherchez un premier emploi hors des sentiers battus ou si vous souhaitez une reconversion professionnelle.

Cet apprentissage permet de devenir « agent de prévention du péril animalier », car il est plutôt axé sur l’effarouchage. Cette méthode consiste à apprivoiser les rapaces afin d’effrayer les oiseaux souvent en cause dans les collisions avec les avions au décollage et à l’atterrissage. Les cours s’étendent sur 8 semaines au Centre Préparation Opérationnelle du Combattant de l’Armée de l’air à Orange, ajouté à cela 3 semaines de plus pour se spécialiser à Istres ou à Mont-de-Marsan.

Fauconnier : un secteur porteur ?

Même s’il semble passionnant, le métier de fauconnier est en train de tomber en désuétude. La preuve, la France en compte tout juste 200. Même s’il est loin d’être populaire, il fait encore les beaux jours des cirques, des parcs animaliers et des spectacles médiévaux. De plus, il est essentiel pour assurer la sécurité des transports aériens.

Un métier en voie de disparition

Le fauconnier est une profession en voie de disparition pour deux principales raisons.

Dans un premier temps, il n’existe pas de centres de formation consacrés à ce métier – même s’il est toujours possible de se former auprès d’un maître fauconnier ou de l’armée de l’air.

Dans un second temps, la formation auprès d’un maître fauconnier n’est pas à la portée de toutes les bourses. Bien que le stage permette d’obtenir une attestation, il faut débourser près de 200 € par jour dans certains cas. C’est pour cette raison que la fauconnerie est un secteur où peu de jeunes bacheliers osent se lancer faute de moyens.

Un salaire encore flou

Tout comme le coût de la formation en fauconnerie, il est difficile de dire ce que gagne précisément un fauconnier professionnel. Son salaire dépend, en effet, de son statut ou de ses missions. Généralement, un dresseur d’oiseaux de proie dans les spectacles est rémunéré aux alentours de 1 600 €. S’il travaille dans l’armée de l’air, sa rémunération évolue de 1 300 € à ses débuts jusqu’à 1 400 € après voir obtenu le grade de caporal-chef.

En résumé, pour devenir fauconnier, vous n’avez pas besoin d’avoir des diplômes impressionnants. Vous devez être passionné, rigoureux, patient et suivre une formation auprès d’un maître fauconnier ou auprès de l’armée de l’air. Malgré ses côtés complexes, il permet de s’épanouir pleinement en interagissant et en tissant un lien de confiance avec des créatures que vous aimez.

Martin P.

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